Quelle médiation ? Pour quels conflits ?


Qu'est-ce qu'un conflit ?

Nous vivons au quotidien une foule de petits conflits que nous réglons sans même nous en rendre compte. Prenons un exemple :

Deux personnes sortent d'un magasin en même temps. À la base, les deux veulent sortir (objet potentiel de conflit). Une des personnes laisse passer l'autre.

Dans ce cas de figure, le conflit s'est réglé de manière spontanée, aucun des deux protagonistes se sentant lésé. Pour une même situation, ce n'est pas toujours le cas...

Une superstar fort imbue de sa personne veut toujours être le premier à rentrer dans les magasins afin d'attirer le regard uniquement sur lui, son assistant entre en premier...

Dans ce cas, le conflit risquera de prendre une tournure plus compliquée.

Imaginons cette superstar, furieuse, virer sur le champs son assistant pour non-respect de sa "divine" personne.

 

Donc pour qu'il y ait conflit, il faut -au moins- deux intervenants, et il y a toujours un objet de conflit (rentrer un premier) ainsi qu'un élément déclencheur (l'un rentre avant l'autre). Le vécu émotionnel, les attentes et besoins de chacun des protagonistes va faire que ce conflit va se régler spontanément ... ou dégénérer.

 

Les objets de conflit sont souvent liés au territoire, aux intérêts, aux valeurs, aux opinions, aux besoins, etc.


Qu'est-ce que la médiation ?

Etymologiquement, la MÉDIATION est un processus par lequel plusieurs personnes (appelés médié.e.s) trouvent conciliation ou réconcilliation par l'entremise d'une tierce personne, le.la médiateur.trice.

 

Les linguistes et amateurs.trices de la source des mots trouveront ci-après une recherche étymologique et symbolique intéressante autour du terme de médiation :

---> Pour la lire, cliquez ici <---

 

L'objectif principal de la médiation est de faire passer les médiés, autant que possible, de la RIVALITÉ (Il y a un gagnant et un perdant) à la COLLABORATION (nous créons une solution dans laquelle nous sommes tous deux gagnants).

 

Deux -ou plusieurs- personnes faisant appel à la médiation ont toujours, malgré leur conflit, une envie commune : celle de mieux vivre une situation qui les empêche d'être épanouis ou qui, d'une manière ou d'une autre, impacte négativement sur leur vie. Chacun.e d'entre eux veut être LIBÉRÉ.E d'une situation qui ne lui convient pas.

 

Les personnes faisant appel à un médiateur sont appelés les "médiés".

 

Le médiateur n'a pas pour rôle d'analyser ou de qualifier la nature d'une relation (par exemple : harcèlement, manipulation, etc.), ni d'imposer des solutions aux médiés en leur disant comment agir, ni de les influencer dans une direction quelle qu'elle soit si ce n'est dans celle d'une meilleure communication interpersonnelle pouvant mener à des liens plus adéquats ou épanouissants.

 

Le médiateur n'est pas garant d'un résultat, mais plutôt garant du fait que si une solution peut être trouvée par les médiés (et c'est quasiment toujours le cas), il mettra en oeuvre tout son savoir-faire et savoir-être afin que cela se réalise. Tout le chemin de la médiation est entre les mains des médiés qui, accompagnés et FACILITÉS par le médiateur, créent leurs propres solutions.


Quelle médiation à l'Espace Wakan ?

L'envie de me former durant un an à la gestion de conflit et à la médiation est venue du fait que, parmi les personnes que j'accompagne, nombreux sont ceux qui vivent difficilement de petits ou gros conflits avec leur entourage, amical, familial ou "voisinal".

 

La médiation étant plus souvent connue dans sa forme juridique, notamment en cas de divorce, je trouvais qu'il manquait un service de "médiation de proximité" pouvant accompagner la gestion des petits et gros conflits dans le domaine des relations d'amitié, de couple, de famille, de voisinage, etc.

 

Si la médiation permet de faire un travail sur soi-même de remise en question, elle n'en est pas pour autant une thérapie individuelle ou une thérapie de couple, sa priorité étant avant tout LA PRÉSERVATION OU LA (RE-)CONSTRUCTION D'UNE RELATION HARMONIEUSE OU DU MOINS PACIFIQUE

Comme son intitulé l'indique, la médiation non-judiciaire n'a donc pas sa place si celle-ci fait l'objet d'une demande d'un juge ou s'il y a DÉLIT (de violence ou autre). Si une telle situation vous amène, je vous invite dès lors à vous rediriger vers la médiation judiciaire (et donc vers un juriste formé à la médiation), ce qui permettra une homologation judiciaire des accords obtenus.


Pour quels conflits ?

Conflit familial ?

Conflit de voisinage ?

Amitié à la dérive ?

Collaboration devenue impossible ?

Dispute dans un collectif ?

...

Si aucune des deux parties ne se sentira sereine tant que la situation ne sera pas réglée, une médiation peut être la solution !